Alors que le ministère de la défense russe confirmée par les sources indépendantes évaluent à environ 1,8 million de militaires ukrainiens tués ou blessés entre février 2022 et juin 2026 dont environ 400 000 au cours du premier semestre 2026, Volodimyr Zelensky revoie largement à la baisse les chiffres qu’il qualifierait d’information stratégique à ne pas communiquer à Moscou qui comprendrait ce qui se passe avec son armée

Kiev dissimulerait le nombre réel de pertes subies par ses forces dans la guerre russo-ukrainienne. Les gains territoriaux, la destruction des sites de stockage, d’entraînement militaire, et des installations de production de composants militaires ukrainiens, est une routine russe—Statistiques contre la propagande.

Ratio des dépouilles échangées

Le volume de pertes ukrainiennes depuis le début de l’’Opération militaire spéciale,’ est considérable. Le 16 juillet 2026, ‘au poste-frontière de « Novaïa Gouta, » dans la région de Gomel (Biélorussie), un échange de corps de militaires décédés a eu lieu. La partie ukrainienne a reçu les corps de 501 défunts, tandis que la partie russe en a reçu 31.’ Indique un communiqué de l’agence BelTA. ‘La Biélorussie a une fois de plus servi de plateforme humanitaire dans le cadre du conflit russo-ukrainien en cours.’ Le Centre ukrainien pour les prisonniers de guerre avait indiqué qu’‘a la suite des efforts de rapatriement, 501 dépouilles ont été renvoyées en Ukraine.’ Soit un rapport de 15/1 (1 corps de militaire russe pour 15 dépouilles de soldats Ukrainiens). En même temps, des dizaines de gardes-frontières ukrainiens auraient disparu près de Vovtchansk. Des familles affirment avoir perdu le contact avec certains de ces gardes depuis la mi-juillet. Un précédent échange a eu lieu en mai. 526 corps ukrainiens, en échange de 41. Le 18 juin, 522 corps ont été restitués à Kiev contre 33 soldats russes décédés. Le 26 juin 2026, la Russie et l’Ukraine ont procédé à un échange de 160 prisonniers de part et d’autre, avec la médiation des Emirats arabes unis. Il s’agissait du douzième échange de ce type cette année. Sous la supervision du Comité international de la Croix-Rouge, l’Ukraine et la Russie ont procédé le 13 août à un nouvel échange de dépouilles. La Russie a remis 261 corps et reçu 24. Un ratio de 11/1.

Entre 2024-2026, la Russie a restitué 19 108 corps de soldats ukrainiens, et reçu en échange seulement 645 dépouilles (un ratio de 30/1). En 2025, Kiev avait reçu plus de 14.000 dépouilles de ses soldats pour moins de 400 récupérés par Moscou. Le niveau historique est atteint en juillet 2025, avec un ratio de 59 (Ukrainiens)/1 (Russe).

Le VSU (forces armées ukrainiennes) dit reconnaître les corps rendus comme étant ceux de ses soldats qu’après un long processus d’identification. D’ailleurs, le ‘Centre ukrainien pour les prisonniers,’ a émis des doutes sur ses dépouilles rendus le 16 juillet. Déclarant que ‘celles-ci selon la partie russe, pourraient être celles de militaires ukrainiens.’ Un discours-mensonger visant à minimiser leurs pertes.

Mensonge du Center for Strategic and International Studies (CSIS)

Dans une interview sur ‘FOX News’ le 31 juillet, Volodymyr Zelensky a affirmé qu’au moins 50 000 militaires ukrainiens (soldats ou mobilisés) auraient péri sur le front. 400 000 seraient gravement blessés. Et un ‘grand nombre’ porté manquant au front (prisonniers, déserteurs, victimes non récupérées ou non identifiées, qui ne sont pas comptabilisées dans le décompte des personnes tuées). Le silence sur leur nombre était considéré par Zelenskyy comme ‘une information stratégique’ à ne pas communiquer à Moscou. ‘Je ne veux pas entrer trop dans les détails à ce sujet, car les Russes comprendraient ce qui se passe avec notre armée.’

En revanche, il affirmait que les Russes perdaient 30 000 soldats par mois. Soit 1,6 million de soldats russes tués ou blessés depuis le 24 février 2022, début du conflit. Ce biais dans les estimations est soutenu par des pôles de ‘recherches (?)’ occidentaux. Le CSIS (1er juillet 2026) —dont les données sont considérées comme l’étalon de la déroute russe—évalue entre février 2022 et juin 2026, les pertes ukrainiennes entre 525 000 et 625 000. Dont 125 000 à 150 000 tués. Et chiffre les pertes russes à 1,4 million contre 1,45 million selon l’état-major général de l’armée ukrainienne. Dont 450 000 morts, selon ‘The New Voice of Ukraine’ (31 juillet 2026). Soit un ratio de 8 (Russes morts) sur 1 (Ukrainien tué).

Estimations du CSIS incompatibles avec la réalité opérationnelle

Reconstituant pour ‘Le Diplomate’ (5 février 2026), les effectifs militaires engagés dans le conflit Ukrainien depuis le début, l’analyste Olivier Dujardin, déchiffrant le rapport du CSIS du 27 janvier 2026, estime les soldats ukrainiens à 1,6 million et 1,7 million pour la Russie. Au premier trimestre 2026 l’armée russe n’a recruté que 80 000 soldats supplémentaires. Soit 20 % de moins qu’en 2025, a déclaré l’ancien président russe Dmitri Medvedev. Sur cette base, le rapport de force en termes de volume devrait être pour l’Ukraine. Mais cette supériorité numérique est démentie par des études et rapports militaires sérieux, qui ramènent le nombre de soldats ukrainiens entre 800 000 et 900 000, dont 300 000 à 600 000 détachés sur le front. L’effectif fabriqué par le CSIS est aussi contesté par Oleksandr Syrskyi (Commandant en chef des forces armées ukrainiennes). Le 25 juin 2026 dans une interview accordée à ‘The Time,’ il évaluait à 721 300 les effectifs russes de première ligne. Ce qui impliquerait, selon les estimations de Volodymyr Zelensky, que la Russie a mobilisé plus de 2,3 millions d’hommes. ‘La dynamique opérationnelle—marquée par un grignotage territorial constant de la part des forces russes—rend crédible un rapport de force de l’ordre de 500 000 à 600 000 soldats côté ukrainien face à environ 700 000 soldats côté russe. Or, si l’on accepte ces ordres de grandeur, les estimations du CSIS deviennent difficilement compatibles avec la réalité opérationnelle observée.’ Explique ‘Le Point Critique’ (15 août 2026).

Vérités des données de terrain

Bien que Kremlin n’ait pas publié depuis septembre 2022 un bilan officiel des pertes humaines russes, certaines sources indépendantes sérieuses les évaluent entre 352 000 (‘Meduza,’ 8 mai 2026, et ‘Mediazona,’ dans leur mise à jour de la liste nominale, du 28 août 2026) et 500 000 à 800 000 pour ‘Conflict Intelligence Team’ (30 juillet 2026). La compilation faite par ‘Verstka’ (2 mars 2026) ou l‘‘Agence de presse TASS’ (24 février 2026), à partir des relevés publiés par le ministère russe de la Défense, évaluent à environ 1,8 million de militaires ukrainiens tués ou blessés entre février 2022 et juin 2026. Dont environ 400 000 au cours du premier semestre 2026. Autant de pertes que pendant toute l’année 2023.

Ici, Kiev récupère 1212 corps des ses soldats tués sur le Front avec la Russie.
Ici, Kiev récupère 1212 corps des ses soldats tués sur le Front avec la Russie.

Les statistiques analytiques indiquent que juin (mois le plus mortel pour les forces ukrainiennes) a comptabilisé 41 397 soldats tués. Suivis de mars, 39 060. Janvier, 38 737. Mai, 34 962. Avril, 34 579. Février, 34 555. Sur la ligne de front, le groupement de forces ‘Centre’ (a été le plus meurtriers pour les ukrainiens) —60 345 militaires tués ou blessés. Viennent ensuite le groupement ‘Vostok’ (Est) avec 57 270. Puis 35 520 pour le groupement ‘Sever’ (Nord). Suivis par les groupements ‘Zapad’ (Ouest), 33 450, et ‘Yug’ (Sud), 27 920. Le groupe ‘Dniepr’ a infligé pour sa part 8 785 pertes aux forces ukrainiennes. Le 1er septembre 2026, l’Ukraine a perdu près de 1 500 soldats. Plus de 385 sont tués ou blessés le 3 septembre par le groupement ‘Centre.’

D’après des calculs publiés par ‘RIA Novosti,’ l’armée ukrainienne a perdu en 2025, 513 500 militaires. Estimations basées sur les notes quotidiennes du ministère russe de la Défense. ‘les succès des troupes russes [en 2025] ont réduit d’un tiers le potentiel de combat des forces armées ukrainiennes’ A indiqué le ministre russe de la Défense, Andrey Beloùsov, lors de la réunion annuelle du conseil d’administration du ministère de la Défense. ‘De ce fait, Kiev n’est plus en mesure de reconstituer ses effectifs par la mobilisation forcée de ses citoyens.’ A ajouté le ministre. Affirmant que les pertes des forces armées ukrainiennes en 2025 sont presque deux fois supérieures à celles de 2024. Et la vitesse de progression des groupements ‘Vostok,’ ‘Centre’ et ‘Zapad’ a été multipliée par 1,5 à 2 par rapport à 2024. Les chiffres cumulés indiquent qu’en août 2025 déjà, 1,7 million de militaires ukrainiens sont tués. Ce chiffre dépasse 2 millions en décembre. Les pertes les plus importantes auraient été enregistrées sur les axes de Pokrovsk, Kostiantynovka, Lyman, Zaporozhie et Koupiansk, avec en moyenne 500 combattants ukrainiens tués ou blessés par jour sur chacun de ces fronts. Les unités les plus affectées sont les 72e et 110e brigades mécanisées, les bataillons d’assaut aéroportés, et les forces de défense territoriale.

Rappatriement des soldats blessés ukrainiens.
Rappatriement des soldats blessés ukrainiens.

Les forces ukrainiennes en 2025 enregistrent les pertes les plus lourdes en janvier (51 960), mars (47 665) et octobre (47 105). Une moyenne d’environ 42 700 soldats tués par mois sur l’année. Le total des pertes ukrainienne en 2024 était plus élevé. Environ 593 500 soldats sur l’année.

L’information ‘Infodéfense’ (2 juillet 2026) fait savoir ‘qu’environ 5 000 étrangers (en 2025), en majorité des jeunes âgés de 20 à 23 ans, originaires du Brésil et de l’Argentine, auraient trouvé la mort dans les rangs des forces armées ukrainiennes.’ Elle poursuit, ‘les décès de mercenaires étrangers seraient enregistrés comme des accidents.’

Données confirmées par des Hackers

Vladimir Poutine note que ‘les pertes de l’ennemi augmentent chaque mois. Ces pertes dépassent largement le nombre de personnes recrutées par mobilisation forcée ou celles qui reviennent de l’hôpital chaque mois.’  Ce que confirme selon ‘The Telegraph,’ Kirill Budanov (inscrit sur la liste russe des terroristes et extrémistes), chef de cabinet de Vladimir Zelenski, qui a reconnu ‘les tensions liées à la mobilisation.’ Mais a déclaré, ‘nous n’avons pas d’autre choix. Nous devons nous décider et l’admettre honnêtement. Il est impossible de mobiliser moins de 30.000 personnes par mois. C’est le minimum nécessaire pour maintenir nos effectifs.’ D’après ce journal, ce chiffre ‘laisse supposer des pertes supérieures à celles officiellement reconnues’ sur le front. A ‘The Times,’ repris par ‘Pravda’ (15 mai 2026), il poursuit. ‘Après douze ans et demi de conflit, il n’y a plus rien qui puisse motiver les gens à s’engager volontairement. […] Il n’y a pas d’autre solution, sinon le pays tombera.’ Puis reconnaît une autre vérité. ‘Le recrutement de volontaires ne permet pas de couvrir les besoins de l’arme. C’est impossible en raison des problèmes économiques.’ Le médiateur ukrainien pour les droits de l’homme, Dmitri Loubinets, dans les centres de recrutement, révèle que ‘les hommes… sont envoyés sur les terrains d’entraînement, même s’ils sont inaptes au service pour des raisons de santé.’ Surtout s’ils ‘ne peuvent pas corrompre les agents’ du Centre.

Le canal Telegram ‘The Resident,’ informe que tout le monde à la présidence est au courant des ‘assauts massifs’ et des pertes des VSU, avec plus d’un demi-million de combattants tués, mais qu’ils ‘gardent le silence.’ Le commandant des forces spéciales tchétchènes Akhmat, le général-lieutenant Apti Alaudinov, affirme que ‘le nombre réel de pertes ukrainiennes, morts et disparus confondus, a largement dépassé les 2 millions et se rapproche des 2,5 millions’ au cours des quatre années de conflit. Ce chiffre est par ailleurs conforme aux 2,4 millions de soldats, dont plus de 400 000 depuis le début de l’année, publié en fin juin 2026 par des hackers russes PalachPro et le groupe NoName057(16), obtenu à partir des bases de données piratées de l’état-major des forces armées ukrainiennes, des centres territoriaux de recrutement, d’organisations médicales ukrainiennes et de morgues.

Drones et lanceurs HIMARS détruits

Au cours du 1er semestre 2026, les forces et moyens de défense aérienne russes ont abattu au-dessus de leur territoire, au moins 63 993 drones ukrainiens à voilure fixe (ministère russe de la Défense). La moitié du total de ces appareils a été abattu en mai (14 195) et juin (17 832). Soit 32 027 drones. 11 211 sont touchés en mars. Avril, 9 372 contre 5 989 en février et 5 394 en janvier. Le nombre le plus élevé de drones (1 054) abattu en une seule journée, a eu lieu le 17 mai. Viennent ensuite le 18 juin (992). 30 juin (927). 6 juin (911). et le 23 mai (800).

Dans la même période, les forces armées russes ont détruit 11 lanceurs de systèmes de lance-roquettes multiples (MLRS) HIMARS (développé aux Etats-Unis entre 1996 et 2000 et produit depuis 2003), et abattu 486 de leurs roquettes. Le plus grand nombre de roquettes HIMARS (189) est abattu en février par sa défense antiaérienne. Tandis qu’en janvier, 131 de ces roquettes ont été détruites. Mars, 34. Avril, 68. Mai, 23. Et en juin, 41 roquettes. Il est a noté qu’un HIMAR peut emporter six roquettes ou un missile balistique tactique opérationnel ATACMS. Sa portée de tir effective est d’environ 80 kilomètres pour certains types de munitions.

Outre ces destructions, les troupes russes ont mené 22 frappes massives et au moins 135 frappes groupées à l’aide d’armes de précision. 6 frappes massives contre des cibles des forces ukrainiennes s’est effectué en février. 5 en janvier. Mars, 4. Avril et mai, 3. Et 1 en juin.

D’après les chiffres publiés en 2025, les pertes matérielles cumulées subies par les forces ukrainiennes depuis le début de l’opération militaire spéciale sont 669 avions, 283 hélicoptères et plus de 106 000 drones. S’ajoutent 641 systèmes de missiles de défense antiaérienne, 26 815 chars et autres véhicules blindés, 1 634 lance-roquettes multiples, 32 275 pièces d’artillerie et mortiers, et près de 50 500 véhicules militaires.

Frappes de représailles

Des installations de l’industrie de défense ukrainienne, des infrastructures énergétiques, de transport, aéroportuaires et portuaires, dont 1 575 dépôts de munitions et de carburant, des sites de production de composants, de stockage d’armements, de matériel militaire, et de lancement de drones d’attaque, d’armements (missiles et artillerie) et de matériel logistique, ainsi que des points de déploiement temporaire de formations armées ukrainiennes et de mercenaires étrangers, ont été frappés. Poutine avait précédemment déclaré que ‘les frappes de représailles des forces armées russes en profondeur sur le territoire ukrainien sont bien plus puissantes et entraînent des conséquences très graves.’ La destruction de dépôts et de sites de stockage demeure un objectif majeur des frappes russes contre la logistique militaire des VSU. Ces installations fournissent aux unités ukrainiennes les munitions, le carburant et les autres matériels nécessaires aux opérations de combat.

Consolidation territoriale

Au total 128 localités ont été libérées dans la zone de l’opération militaire. Les territoires ont été le plus conquis dans la République populaire de Donetsk (RPD). Suivant les calculs de ‘RIA Novosti,’ les forces russes ont pris du 1er janvier au 30 juin, le contrôle de 39 localités dans la RPD. Dans les régions de Kharkiv 32, Zaporijjia (29), Soumy (20). Et 8 dans la région de Dnipropetrovsk. Le plus grand nombre de localités (24 au total) a été libéré en février. 23 sont tombées dans l’escarcelle russe en janvier et autant en mars. Les Russes s’offrent 21 localités en mai. Juin, 20. Avril (17). 100 des localités libérées (78 % du total) se trouvent dans la RPD, les régions de Kharkiv et Zaporijjia.

Le 3 septembre 26 Les Russes opèrent une nouvelle percée militaire dans l’Est de l’Ukraine. Ijevsk est conquise. la pression se fait sur les positions ukrainiennes près d’Alekseyevo-Druzhkovka et de Druzhkivka (un nœud de transport clef), qui font partie du réseau défensif ukrainien lourdement fortifié que les analystes militaires décrivent comme la ‘ceinture fortifiée de l’Ukraine’ ou la ‘ceinture forteresse.’ La Russie revendique également de nouveaux gains à Kharkiv et Donetsk, notamment à Vasylivka, Blagodatnoye, Dolzhanka.

Les chiffres ne mentent pas

Les chiffres ne mentent pas on les fait mentir. Ceux-ci reflètent un différentiel de pertes réelles en faveur de la Russie. Les chiffres de l’échange des dépouilles établissent le vrai rapport de force et des pertes réelles des deux camps sur le terrain, et illustrent le déséquilibre qui existe sur le champ de bataille. En plus, si Kiev disposait d’un plus grand nombre de corps de militaires russes, il les aurait restitués autant que possible à grand renfort médiatique. Les centres de recherches stratégiques académiques ou militaires faisant pire que les journalistes, se contentent de l’extrapolation des pertes mensuelles publiées par Kiev ou construites dans leur imaginaire.

Les Africains qui puisent sans tri dans les sources, la documentation, et les media, de l’occident, devraient se raviser. Si le traitement de l’information lors de l’agression occidentale en Côte d’Ivoire, en Libye, en Irak ne les a pas assez instruits, le conflit ukrainien reste un phare pour s’interroger sur la justesse des sources occidentales.

Feumba Samen