Niger: Tentative de coup d’État avortée: Niamey accuse la France de déstabilisation.
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Une mutinerie au cœur de la base aérienne 101 de Niamey a été étouffée dans la nuit de samedi à dimanche. Les autorités nigériennes accusent ouvertement la France d’être à l’origine de la manœuvre. Paris n’a pas encore réagi officiellement.
Selon la télévision publique nigérienne (RTN), un groupe de soldats a tenté de prendre le contrôle de sites stratégiques et de détenir des collègues à l’intérieur de la base aérienne 101, située près de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey.
Après plusieurs heures d’affrontements, les forces de défense et de sécurité nigériennes ont repoussé les mutins et procédé à des arrestations. La RTN confirme le retour au calme et à la vie normale à Niamey.
D’après nos sources dans la capitale, l’assaut contre les mutins a été mené par la garde présidentielle avec le concours décisif d’environ 200 éléments russes d’Africa Corps installés sur la base 101. L’ambassadeur russe à Niamey a confirmé l’engagement de ses militaires « pour réprimer une mutinerie ».
La France directement accusée
Quelques heures après, le ton est monté. La RTN a accusé directement la France d’être l’instigatrice de cette nouvelle tentative de déstabilisation après celle de juin dernier.
Dans son journal, la télévision d’État estime que « l’impérialisme français » a tenté de « pénétrer l’institution militaire et semer la discorde en son sein, comme alternative aux attaques terroristes qui ont échoué ».
Les autorités de la Confédération des États du Sahel (AES) parlent elles aussi d’une tentative de déstabilisation orchestrée par Paris. Le général Abdourahamane Tiani a réaffirmé s’attendre à une attaque et a accusé Paris d’utiliser « tous les moyens dans une bataille pour la survie de son influence ».
Ce n’est pas la première fois. Dès le coup d’État de 2023, les putschistes avaient accusé la France d’avoir enfreint la fermeture des frontières en faisant atterrir un avion militaire à Niamey.
Un contexte de rupture
Depuis 2023, le Niger, comme le Mali et le Burkina Faso avant lui, a rompu son partenariat militaire avec la France pour se tourner vers la Russie. Les 1 500 soldats français ont quitté le pays fin 2023.
Pour Niamey, la France cherche à revenir par d’autres moyens. Pour Paris, ces accusations sont infondées et visent à justifier le resserrement sécuritaire avec Moscou. Mais les autorités françaises, bien que leur implication étant avérée, ont-elles un jour reconnu ouvertement être derrière une manœuvre de déstabilisation d’un pays africain ?
Source: mibiamafrica.com
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