Le journaliste octogénaire a reçu le prix de reconnaissance de la part de ses jeunes confrères au cours d’une cérémonie qui s’est tenue hier, samedi 26 septembre 2026 à Douala.
La salle de conférence de l’hôtel Onomo de Bonanjo a servi de cadre à la 2ème édition de la Semaine des Icônes de la Presse Camerounaise (SIPCAM). Cette manifestation a choisi de mettre à l’honneur cette année une figure emblématique du journalisme camerounais, Abel Mbenguè Moussy. Journaliste sportif le plus connu des camerounais pour son talent qui a marqué l’univers médiatique camerounais et a émerveillé par ses reportages des matchs à la radio avant l’arrivée de la télévision.
Plusieurs témoignages et extraits de ses reportages pour rafraîchir la mémoire des uns et des autres et permettre aux plus jeunes d’avoir une idée de ce qu’était l’homme, diffusés à l’occasion, l’attestent. Alain Belibi, Henriette Ekwe, Albert Mbida, pour ne citer que ceux là, reconnaissent sa perspicacité et sa rigueur des mots. « Il avait une manière particulière de nous mettre dans le bain des matchs. Que ce soit lors des rencontres du championnat national de football ou celles de notre équipe nationale, les Lions Indomptables», souligne Henriette Ekwe.
Susciter des vocations et trouver des solutions pour mettre fin à la précarité du milieu
Pour Gustave Samnick, patron d’Actu Sport, ancien président de l’ association des journalistes sportifs camerounais (AJSC), la génération d’après, représentant l’icône empêché, est formel. «C’est grâce aux reportages d’Abel Mbenguè que j’écoutais à la radio que j’ai eu la passion pour le journalisme».
L’hommage rendu donc à cette icône du journalisme camerounais âgé aujourd’hui de 86 ans qui a également œuvré auprès d’Issa Hayatou à la CAF, consiste d’après Aristide Ekambi, président du comité d’organisation de cet événement, à susciter des vocations et créer une passerelle entre la nouvelle et l’ancienne génération. D’autres part à mettre sur pied des mécanismes avec la contribution de tous les acteurs de la corporation pour mettre fin à la précarité du milieu et permettre aux futurs aspirants à ce métier d’en vivre.
La cérémonie, déroulée sous le thème «La Signature», en présence des représentants des représentants du ministère de la communication et celui des Sports, a permis au départ en matinée à plusieurs journalistes présents et une poignée d’étudiants en journalisme de renforcer leur capacité et d’apprendre sur différents domaines pour lesquels la cession inaugurale consacrée sur l’Ethique journalistique a été donnée par Alain Blaise Batonguè, ancien directeur de publication du journal Mutations. Les journalismes d’Agence et de solution, développés avec maestria respectivement par Monique Ngo Mayack et Sah Terence. Et le fact checking, la vérification des faits, tenue par un autre confrère centrafricain.
Initiée par le journaliste Aristide Ekambi et organisé par l’agence Mwambi Osseko Sarl, cette cérémonie est à sa deuxième édition. La première a eu lieu l’année dernière. Elle avait honoré à titre posthume Édouard Kinguè, décédé quelques semaines avant sa distinction. Confiant pour l’avenir avec beaucoup de perspectives malgré l’absence de soutien des annonceurs et de petits manquements observés, le promoteur de l’événement, encouragé par ses pairs, dit déjà prêt à remettre ça pour la 3ème fois. « Je ne lâcherai pas», lance-t-il, plein de détermination. Le rendez-vous de l’année 2007 est ainsi déjà donné.
Félix Épée
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